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Afrique: flash sur un acteur principal de la propagande russe 

Dans l’écosystème de l’influence russe en Afrique, Armand Djaleu apparaît comme un acteur clé, particulièrement à travers ses liens avec des médias camerounais largement identifiés comme des relais du Kremlin.

Armand Djaleu est un entrepreneur médiatique et figure de proue de la chaîne camerounaise Afrique Média. Il est souvent décrit par des observateurs et des enquêtes sur la désinformation comme un « entrepreneur d’influence ».

Ce journaliste anime et dirige des programmes sur Afrique Média qui s’est imposé comme le premier porte-parole francophone de la propagande russe en Afrique centrale et de l’Ouest. Son discours s’articule autour du panafricanisme de rupture, une rhétorique qui dénonce l’impérialisme occidental tout en présentant la Russie comme un partenaire « libérateur » et alternatif.

Mécanismes de la propagande russe en Afrique

Le cas Djaleu illustre une stratégie plus large de « blanchiment de l’information » où la Russie délègue sa communication à des acteurs locaux jugés crédibles auprès des populations. Des médias comme Afrique Média, PM-TV ou For You Media ont été identifiés par des enquêtes comme des médias partenaires liés au réseau de la propagande russe.

Ces acteurs créent un réseau d’influence parce qu’ils  travaillent souvent en synergie avec des structures comme l’ancienne galaxie de l’oligarque Evguéni Prigojine ou l’agence de communication ‘’African Initiative’’, qui recrute activement des journalistes et influenceurs pour diffuser les récits du Kremlin.

La propagande utilise des vidéos virales (mettant parfois en scène le groupe Wagner ou Africa Corp en « sauveur ») et des campagnes coordonnées sur les réseaux sociaux pour exacerber les sentiments anti-français.

Impact et enjeux régionaux

L’influence de ces acteurs contribue à façonner l’opinion publique dans des pays en transition ou en conflit. Pour le cas du Cameroun, ce pays est considéré comme un terrain stratégique pour cette influence, qui passe également par des leviers culturels et religieux, notamment via l’Église orthodoxe russe à Yaoundé.

Pour des organisations comme Reporters sans frontières (RSF), cette « contractualisation » de l’influence locale fragilise l’indépendance de la presse africaine et favorise la diffusion de « fake news ».

 

M.N

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