Sécurité maritime: Libreville, pôle régional du contrôle des navires pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

La capitale gabonaise s’est imposée ce lundi comme le centre névralgique de la gouvernance portuaire africaine. L’ouverture officielle de la 16ᵉ Réunion du Comité de Contrôle des Navires par l’État du Port (PSCC16), couplée à la 6ᵉ Conférence ministérielle du Mémorandum d’Abuja, se tient au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba.
Cet événement d’envergure, qui se déroulera jusqu’au 25 septembre 2026, réunit les représentants et experts maritimes de 22 États membres de la région.
Placés sous l’égide du ministère des Transports et organisés par la Marine Marchande du Gabon, les travaux s’articulent autour du thème « De la politique à la pratique : bâtir un régime de contrôle par l’État du port résilient et préparé pour l’avenir ». Le ministre Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre gabonais en charge du Transport, a souligné que la sécurité maritime et des ports fiables sont indispensables pour l’économie bleue et la protection environnementale.
Harmonisation et modernisation technologique au programme
Fondé en 1999 avec l’appui de l’organisation maritime internationale (OMI), le Mémorandum d’Abuja combat les navires non conformes pour prévenir les pollutions et protéger les équipages. La Directrice générale Frédérique Avome Angue Oliveira a salué la modernisation des protocoles, tandis que les experts débattront sur cinq jours de plusieurs axes clés, à savoir: la feuille de route 2026-2030 et l’intégration de nouveaux membres et l’optimisation des systèmes d’information et l’harmonisation des inspections régionales.
Le Capitaine Sunday Michael Umoren, secrétaire du protocole d’accord d’Abuja sur le contrôle des navires par l’Etat du port pour la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre, a insisté sur le partage de renseignements, les résolutions issues de cette session devant guider les politiques maritimes pour les cinq années à venir.
Le contrôle des navires par l’État du port est une procédure d’inspection des navires étrangers faisant escale dans les ports nationaux. Considéré comme une « deuxième ligne de défense », ce dispositif international obligatoire vient appuyer les contrôles de l’État du pavillon (le pays d’immatriculation du navire). Son but principal est d’éliminer les navires sous-normes afin de garantir la sécurité en mer et de protéger les océans.
Adeline Babongui




