Lutte contre le Vih-Sida : l’Afrique fait un saut remarquable dans la production locale

Le continent noir franchit actuellement une étape historique vers sa souveraineté sanitaire en relocalisant la fabrication de traitements contre le VIH sur son propre sol. Deux dynamiques majeures transforment la riposte contre le virus sur le continent.
L’entreprise pharmaceutique Universel corporation Ltd basée au Kenya est devenue le premier laboratoire africain pré-qualifié par l’OMS pour produire le TLD (le traitement antirétroviral de première ligne). Le Fonds Mondial a acheté ce traitement fabriqué en Afrique pour le distribuer au Mozambique, marquant le début de l’indépendance pharmaceutique régionale.
Le Lénacapavir, un traitement préventif révolutionnaire ultra-efficace administré par seulement deux injections par an, est au cœur des priorités industrielles africaines : face à un besoin d’un à deux millions de doses annuelles, le gouvernement sud-africain pousse activement ses laboratoires locaux à soumettre des versions génériques de cette injection. L’Afrique du Sud vise le démarrage de la production locale de ces génériques dès 2027 pour s’affranchir de la dépendance aux laboratoires occidentaux et faire baisser le coût du traitement.
En parallèle, des géants pharmaceutiques comme Merck (MSD) se sont formellement engagés à faire fabriquer leurs futurs traitements mensuels directement sur le continent africain, avec des processus d’approbation simultanés entre les États-Unis et l’Afrique.
A.B




