L’accès à l’énergie, un combat urgent pour la dignité humaine

L’accès à l’électricité n’est plus un simple confort moderne, c’est un droit humain fondamental. C’est le cri d’alarme lancé par l’Organisation Gabonaise des Consommateurs (O.G.C.) à travers un plaidoyer percutant. Pour l’association, priver un citoyen d’énergie revient à porter atteinte à sa dignité la plus essentielle.
L’O.G.C. rappelle une réalité brute: sans électricité, le développement s’arrête. L’énergie est le pilier invisible qui soutient la santé, la sécurité, l’éducation, la communication et la conservation des aliments.
À l’inverse, le manque d’accès à l’énergie agit comme un accélérateur de précarité. Il aggrave la pauvreté, alimente l’insécurité dans les quartiers et creuse le fossé des inégalités sociales. Pour l’organisation, chaque Gabonais a le droit légitime de vivre dans des conditions qui favorisent son épanouissement et respectent sa dignité.
Droit international: le Gabon face à ses engagements
Pour donner du poids à son action, l’O.G.C. s’appuie sur des textes juridiques majeurs ratifiés par la République gabonaise. L’accès à l’énergie y apparaît comme une condition obligatoire pour respecter les traités suivants : la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) ; L’article 25 garantit à tous un niveau de vie suffisant pour la santé et le bien-être (logement, soins). L’électricité est aujourd’hui indispensable pour matérialiser ce droit.
Dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966), l’article 11 oblige les États à améliorer constamment les conditions d’existence de leurs populations, ce qui inclut les services publics essentiels.
Quant à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, les articles 16 et 22 consacrent le droit à la santé et au développement économique et social. Deux ambitions impossibles à atteindre dans le noir.
Par ce plaidoyer, l’Organisation Gabonaise des Consommateurs place l’État face à ses responsabilités. L’accès universel à l’énergie ne doit plus être vu comme une promesse politique lointaine, mais comme une obligation juridique et humanitaire immédiate pour le bien-être de chaque citoyen gabonais.
Adeline Babongui




