L’agence de notation Moody’s maintient la note souveraine du Gabon à « Caa2 »

Validant ainsi la stabilité des fondamentaux économiques actuels du pays face aux turbulences des marchés financiers internationaux.
Cette décision intervient dans un contexte de réformes profondes menées par Libreville. Soucieuses d’assainir les finances publiques, les autorités gabonaises ont entrepris une démarche de transparence radicale. Le gouvernement mène actuellement un audit approfondi de sa dette tout en intensifiant ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) pour consolider une gestion budgétaire responsable.
Loin de l’opacité des décennies précédentes, le ministère de l’économie et des finances a initié un audit complet et transparent de tous les emprunts passés. L’objectif affiché: répertorier de manière exhaustive l’ensemble des engagements de l’État afin d’éliminer définitivement le risque de passifs non déclarés. Cette démarche, saluée par les partenaires internationaux, prouve l’engagement du gouvernement de la république vers une gouvernance exemplaire, indispensable pour stabiliser durablement la trajectoire économique nationale.
Des négociations stratégiques avec le FMI
En parallèle à cet effort de transparence, les autorités gabonaises maintiennent des discussions directes et intenses avec les équipes du FMI. L’accès programmé à un plan formel d’assistance et de réformes avec l’institution monétaire internationale permettra au Gabon de: garantir des taux d’intérêt concessionnels plus avantageux que les conditions actuelles des marchés de capitaux; rétablir la confiance globale des investisseurs institutionnels, et encadrer le budget à moyen terme pour sanctuariser le financement des infrastructures de base prévues dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD).
Preuve que cette stratégie de responsabilité porte ses fruits, le pays a d’ores et déjà renforcé ses partenariats avec les institutions de développement. Un accord majeur de 150 millions de dollars a été signé avec la Banque mondiale pour resserrer la discipline budgétaire, portant l’engagement global de l’institution financière à 600 millions de dollars en faveur des réformes structurelles gabonaises, notamment la diversification de l’économie nationale, la modernisation des services publics et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Bien que l’agence Moody’s ait assorti ce maintien de note d’une perspective négative liée aux pressions de trésorerie à court terme, la rigueur dont font preuve les autorités montre que le Gabon se dote désormais des outils nécessaires pour redresser durablement sa souveraineté financière.
Adeline Babongui




