Economie

Régies financières:  Oligui Nguema impose une cure de rigueur et d’efficacité

Dans une démarche résolument axée sur les résultats, le Chef de l’État a présidé ce mercredi au Palais présidentiel un Conseil de cabinet crucial réunissant les directeurs généraux des régies financières du pays. L’objectif affiché est clair : optimiser la mobilisation des recettes de l’État afin de garantir le financement des priorités nationales et des grands projets de développement.

 

Au cœur des discussions de cette rencontre stratégique figurait une analyse approfondie de la politique des exonérations fiscales et douanières. Constatant les dérives qui privent indûment le Trésor public gabonais de ressources substantielles, le chef de l’état a instruit la réalisation immédiate d’un audit complet de ces avantages. Il s’agira de faire le tri entre les exonérations économiquement viables et celles, arrivées à échéance ou injustifiées, qui doivent être supprimées pour renflouer les caisses de l’État.

Pour moderniser la collecte de l’impôt et des taxes, Brice Clotaire Oligui Nguema mise sur la transformation numérique. Il a fermement souligné l’urgence de la digitalisation et de l’interconnexion des administrations financières, des leviers indispensables pour renforcer la transparence et éradiquer la déperdition des recettes.

Par ailleurs, face aux exigences des marchés et des bailleurs de fonds, les directeurs généraux ont reçu la mission de déployer une stratégie rigoureuse de soutenabilité de la dette. Cette mesure vise à consolider la crédibilité financière du Gabon à l’échelle internationale et à rassurer ses partenaires économiques.

Cette reprise en main des finances publiques est loin d’être un simple exercice comptable. Pour les populations gabonaises, chaque franc mobilisé grâce à ces réformes sera directement réinjecté dans l’amélioration de leurs conditions de vie. Le communiqué présidentiel issu de cette rencontre cible expressément des investissements accrus dans l’éducation, la santé, les infrastructures routières, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité.

Afin de s’assurer du strict respect de ces orientations, le Chef de l’État rompt avec les habitudes et instaure une rupture managériale : ce conseil de cabinet avec les régies financières se tiendra désormais sur un rythme mensuel. Les autorités y évalueront chaque mois la mobilisation des recettes, la gestion de la dette et l’exécution budgétaire. À terme, cette méthode de suivi strict et de redevabilité sera étendue aux autres ministères sectoriels prioritaires comme la santé, les travaux publics et l’énergie, matérialisant ainsi l’engagement du Gabon vers une gouvernance fondée sur la performance et la responsabilité.

Adeline Babongui

 

 

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