Société

Lutte contre la vie chère au Gabon : l’O.G.C. fait bloc derrière la ligne ferme d’Oligui Nguema

L’Organisation Gabonaise des Consommateurs (O.G.C.) vient de rompre le silence pour saluer une décision politique majeure. À la suite des récentes directives du chef de l’État visant à éradiquer les prélèvements abusifs subis par les commerçants, les défenseurs des consommateurs y voient un levier indispensable pour stabiliser les étals.

Pour l’Organisation gabonaise des consommateurs (OGC), traquer la parafiscalité rampante est le point de départ d’une baisse réelle des prix pour les populations locales. Où la parafiscalité, à travers les taxes fantômes sur les marchandises, contribue considérablement à la vie chère. En effet, de nombreux intermédiaires ou agents administratifs imposent des barrières financières informelles lors du transport et de la distribution des biens. Un prétexte facile pour la spéculation.

L’O.G.C. souligne que certains commerçants véreux instrumentalisent ces contrôles et prélèvements anarchiques pour appliquer des marges bénéficiaires excessives. Conséquence directe sur le panier de la ménagère : le coût final de ces barrières invisibles est systématiquement répercuté sur le consommateur gabonais au marché.

L’interpellation stratégique de la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG)

Au-delà du constat, l’O.G.C. a profité de sa sortie officielle pour interpeller directement la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG). L’organisation de défense formule des attentes claires pour la suite de la transition économique: garantir l’approvisionnement direct ; sécuriser les circuits d’importation des denrées de première nécessité sans intermédiaires opportunistes ; imposer des prix de référence transparents ; travailler de concert avec le ministère du Commerce pour publier des grilles tarifaires claires et opposables ;  et, multiplier les points de distribution en rendant les produits de la CEAG accessibles au plus grand nombre à travers tout le territoire national, afin de briser les monopoles locaux.

L’offensive lancée au sommet de l’État contre les pratiques parafiscales ubuesques  marque un tournant dans la gestion de la crise sociale au Gabon. Toutefois, l’O.G.C. prévient que la fin de la vie chère ne se fera pas par de simples déclarations. Le succès de cette politique dépendra désormais d’un suivi strict sur le terrain, d’une restructuration de la CEAG et de sanctions sévères contre les récidivistes du racket économique institutionnalisé.

Adeline Babongui

 

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