SEEG: la ‘’mangeoire’’ en panne de courant!

Exploitée et surexploitée depuis des décennies, alors que les installaient réclamaient une maintenance optimale et une capacité progressive des fournitures pour satisfaire une population en constante augmentation, la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), est ) bout de souffle.
Les coupures d’électricité récurrentes de ces dernières semaines et l’absence d’eau potable dans plusieurs quartiers du Grand Libreville, sont la parfaite illustration de cette situation chaotique d’une entreprise, jadis fleuron de l’économie gabonaise, mais qui, par une gestion épicière et une gouvernance aveugle, a fini par céder.
De passage à l’émission de la télévision publique Gabon 24, le ministre de l’accès universel à l’eau et à l’électricité, Philippe Tonangoye, n’est pas allé avec le dos de la cuillère: 2687 branchements directs. C’est le chiffre exact des branchements de ceux qui ont décidé de dépecer l’éléphant. On ne sait sur l’autorisation de quel responsable. Mais 2687 branchements directs (c’est à dire sans compteur de courant) ont été effectués afin de permettre aux personnes morales et physique de bénéficier de la gratuité des fournitures d’électricité. Le courant cadeau.
Ici, il ne s’agit pas des gabonais économiquement faibles (GEF). Mais bel et bien de ceux qui sont capables, et qui ont les moyens de payer les frais de leur consommation de courant: entreprises, cadres et grands bonnets. Un paradoxe!
Avec ces abonnements gratuits mais frauduleux, inutile de dire que les pertes en termes de gain pour rentabiliser la structure, sont faramineuses.
Déjà, à l’arrivée du CTRI (comité pour la transition et la restauration des institutions) au pouvoir, des magouilles à couper le souffle ont été mises à nu: un réseau de paiement parallèle des unités d’électricité Edan a été démantelé. C’est que, quelques individus, certainement de la maison, avaient imaginé de créer un circuit parallèle de paiement dont les recettes allaient droit dans leurs poches.
Puis, un autre scandale est vite arrivé: plus de 2600 sociétés sous-traitantes étaient associées aux activités liées à la Seeg. Selon, les sources proches du dossier, les entités étaient l’oeuvre d’une partie du personnel (cadres) de l’entité. Ce sont ces multiples entreprises qui travaillaient presque en lieu et place de la Seeg.
Comme si cela ne suffisait pas, une rupture brutale du contrat entre l’état gabonais et la française Veolia qui avait pris les commandes de la boite en 1997 pour une durée de 20 ans, dans le cadre de la privatisation des entreprises publiques gabonaises, a provoqué le paiement de 30 milliards de nos francs pour dommages et intérêts causés à une société qui n’a jamais rendu compte des longues années passées à la tête de la Seeg.
On peut dès lors se demander comment tous ces dysfonctionnements graves et autres magouilles ont pu être possibles dans un contexte où les nouveaux opposants déclarés d’aujourd’hui (qui étaient aux affaires au moment des faits) vantent la rigueur dans la gestion de la chose publique?
Aujourd’hui, la société agonise, en manque d’argent pour se refaire une santé de fer, les nouveaux gouvernants se démènent comme de beaux diables pour trouver des voies et moyens pour sauver une société plus que vitale pour les populations. Mais pendant ce temps, les coupures continuent de dicter leur loi.
Melchior Ndabeyene
Exploitée et surexploitée depuis des décennies, alors que les installaient réclamaient une maintenance optimale et une capacité progressive des fournitures pour satisfaire une population en constante augmentation, la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), est ) bout de souffle.
Les coupures d’électricité récurrentes de ces dernières semaines et l’absence d’eau potable dans plusieurs quartiers du Grand Libreville, sont la parfaite illustration de cette situation chaotique d’une entreprise, jadis fleuron de l’économie gabonaise, mais qui, par une gestion épicière et une gouvernance aveugle, a fini par céder.
De passage à l’émission de la télévision publique Gabon 24, le ministre de l’accès universel à l’eau et à l’électricité, Philippe Tonangoye, n’est pas allé avec le dos de la cuillère: 2687 branchements directs. C’est le chiffre exact des branchements de ceux qui ont décidé de dépecer l’éléphant. On ne sait sur l’autorisation de quel responsable. Mais 2687 branchements directs (c’est à dire sans compteur de courant) ont été effectués afin de permettre aux personnes morales et physique de bénéficier de la gratuité des fournitures d’électricité. Le courant cadeau.
Ici, il ne s’agit pas des gabonais économiquement faibles (GEF). Mais bel et bien de ceux qui sont capables, et qui ont les moyens de payer les frais de leur consommation de courant: entreprises, cadres et grands bonnets. Un paradoxe!
Avec ces abonnements gratuits mais frauduleux, inutile de dire que les pertes en termes de gain pour rentabiliser la structure, sont faramineuses.
Déjà, à l’arrivée du CTRI (comité pour la transition et la restauration des institutions) au pouvoir, des magouilles à couper le souffle ont été mises à nu: un réseau de paiement parallèle des unités d’électricité Edan a été démantelé. C’est que, quelques individus, certainement de la maison, avaient imaginé de créer un circuit parallèle de paiement dont les recettes allaient droit dans leurs poches.
Puis, un autre scandale est vite arrivé: plus de 2600 sociétés sous-traitantes étaient associées aux activités liées à la Seeg. Selon, les sources proches du dossier, les entités étaient l’oeuvre d’une partie du personnel (cadres) de l’entité. Ce sont ces multiples entreprises qui travaillaient presque en lieu et place de la Seeg.
Comme si cela ne suffisait pas, une rupture brutale du contrat entre l’état gabonais et la française Veolia qui avait pris les commandes de la boite en 1997 pour une durée de 20 ans, dans le cadre de la privatisation des entreprises publiques gabonaises, a provoqué le paiement de 30 milliards de nos francs pour dommages et intérêts causés à une société qui n’a jamais rendu compte des longues années passées à la tête de la Seeg.
On peut dès lors se demander comment tous ces dysfonctionnements graves et autres magouilles ont pu être possibles dans un contexte où les nouveaux opposants déclarés d’aujourd’hui (qui étaient aux affaires au moment des faits) vantent la rigueur dans la gestion de la chose publique?
Aujourd’hui, la société agonise, en manque d’argent pour se refaire une santé de fer, les nouveaux gouvernants se démènent comme de beaux diables pour trouver des voies et moyens pour sauver une société plus que vitale pour les populations. Mais pendant ce temps, les coupures continuent de dicter leur loi.
Melchior Ndabeyene




