Culture

NGOUNIÉ-SUD : « KOGHANI », SYMBOLE D’UN RENOUVEAU PARTICIPATIF ET CITOYEN AUTHENTIQUE

PAR : Jean-Christian KOMBILA 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, deuxième du genre, organisée avec éclat par l’association « Koghani », Samedi 02 Mai 2026, à Libreville, marque un tournant majeur dans le processus d’édification relatif à la transformation globale qui s’opère silencieusement dans la Ngounié-Sud. L’épicentre de ces dynamiques évolutives positives a un nom: le Village Makongonio, évidemment ! 

Mis à part son Mémorial majestueux et resplendissant, ouvert aux Touristes et construit depuis l’avènement de la Vè République, des infrastructures socio-économiques de base inédites (Marché ultra-moderne Station-services, Dispensaire rénové, établissement scolaire y sont érigés, sinon en voie de finition…

Ces initiatives généreuses de développement socio-économique impulsées par l’Etat sont davantage le résultat d’un « Néo-corporatisme » illustrant le rôle crucial d’interface indispensable assumé au quotidien par l’Association « Koghani », en vue d’une juste prise en compte par l’Exécutif, des attentes sociales légitimes et pressantes des communautés rurales. Autant qu’on sache, l’écho de cet engagement citoyen en faveur d’un renforcement notable du « Pacte républicain » au plan local est plus retentissant que jamais à l’échelle nationale.

A cet égard, les assises de cette Assemblée générale, marquées par un bilan d’étape exhaustif des activités déployées sur le terrain depuis cinq mois, ont connu un vif succès populaire. Lequel se résume incontestablement à travers un triptyque édifiant : Communication, Information et Participation des citoyens !

En ce qui concerne la Communication, pour entrer dans le vif du sujet, le ton véritable à été donné par l’allocution solennelle de la Présidente exécutive, Cunegonde Mouélé, faisant l’éloge des défis multiformes relevés patiemment par la jeune organisation, grâce à la bienveillance naturelle de la Présidente d’Honneur, la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguéma.

Ces enjeux, à l’en croire, visent fondamentalement une seule chose : *Sauver l’Homme ! C’est-à-dire les populations rurales confrontées aux difficultés quotidiennes parfois accablantes et insupportables. « Depuis sa création, Koghani déploie ses efforts autour de trois axes » a-t-elle déclaré. Avant de préciser : « Le social, à travers l’accompagnement des personnes vulnérables, le soutien aux familles en difficulté et l’encadrement de la jeunesse ; L’humanitaire, par des actions concrètes d’assistance en situation de précarité ou d’urgence ; Le développement des populations rurales, en favorisant des initiatives porteuses d’autonomie, de valorisation des ressources locales et d’amélioration durable des conditions de vie ».

Le moins que l’on puisse noter, en effet, est que le satisfecit donné dans l’arrière-pays à « Koghani » est digne d’intérêt. Du moins, au regard des multiples « Appuis » octroyés aux gens du cru, singulièrement les Agriculteurs, afin de les aider à rentabiliser leurs productions en activités génératrices de revenus (AGR). « Notre association s’est chargée de leur trouver des acheteurs pour écouler tous les produits sur le marché » relève Madame Mouélé.

En outre, ici, la protection de l’environnement est une exigence partagée incontournable au sein de la « Grande famille de Koghani  » en même temps que la prise de conscience écologiste soucieuse de montrer l’ancrage aux valeurs traditionnelles. Puis d’ajouter : « Le symbole de notre association est un arbre ».En termes d’informations, on l’avoue volontiers, les membres du Directoire en ont distillé dans le but d’édifier les publics-cibles. Ce faisant, on a bien compris que « Koghani » entend incarner une nouvelle ère, respectueuse de l’humain et du droit pour fonder son rayonnement culturel et son existence légale. « Toutes les démarches administratives ont été accomplies pour être en règle, et mener légalement nos activités. Incessamment, nous entrerons en possession desdits documents administratifs » s’est félicité un membre du staff-management. Au-delà, la participation est l’autre unité de mesure palpable du succès de cette Assemblée générale consacré aux premiers pas victorieux de l’association.

À ce propos, de nombreux responsables d’associations et ONGs, voire leurs adhérents, triés sur le volet et ayant pignon sur rue dans les Trois – Louétsis (Boumi-Louétsi, Louétsi-Bibaka, Louétsi-Wano) y ont pris une part significative. Ministre des Travaux Publics et de la Construction doublé de Président de Lowa – Solidarité, M. Égard Moukoumbi était en première ligne. S’exprimant en cettecirconstance, son message est un témoignage de son expérience d’Acteur du développement local, conscient de la force des liens sociaux et des solidarités locales actives. Lesquels requièrent de transcender les particularismes étroits, afin de s’inscrire collectivement dans les dynamiques de mutations en gestation.  Ces assises, au fond, ont été une opportunité d’échanges fructueux. Un véritable « Rendez-vous du Donner et du Recevoir » pour ainsi dire.

Ouvrant de riches perspectives, Cunegonde Mouélé à tenu à lancer un vibrant plaidoyer : « Koghani se veut également une plate-forme ouverte, un espace d’engagement collectif accessible à toutes les bonnes volontés. Car, nous sommes convaincus que le développement est une œuvre commune qui ne peut se réaliser sans la contribution de tous. (…) C’est pourquoi nous appelons à une synergie renforcée entre les associations et ONG, les partenaires institutionnels, les acteurs économiques et l’ensemble de la société civile » gabonaise. On pourrait conclure, « seul on va vite, ensemble va encore plus loin ».

Enfin, quant à l’essor de partenariats stratégiques à construire, celui conclu depuis lors par la Fondation Ma Bannière et l’Université Omar Bongo pour mettre en place le Centre de Compétences Professionnelles et Entrepreneuriales Zita Oligui Nguéma est un modèle d’ingéniosité qui force le respect.

Forte de son autonomie de Gestion, cette Institution s’ouvre à la Jeunesse comme un vecteur unique de possibilités d’employabilté extraordinaires, via les NouvellesTechnologies de l’Information et de la Communication. Son « Manager » principal, M. Eric Meyo a fait partie, également, de la crème des hôtes de marque et personnes-ressources, conviés à ces assises mobilisatrices des forces vives des Trois Louétsis en quête de Renouveau socio-économique.

On salue, au final, la prestation spectaculaire du Groupe socio-culturel Bissaka. Fidèle à sa réputation artistique reconnue, la Troupe a su tenir l’assistance en haleine, avec un répertoire authentique maîtrisé à la perfection.

 

 

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