Sport

Football gabonais: une normalisation s’impose!

Pour permettre aux professionnels du secteur de prendre le temps nécessaire de repenser une discipline sportive qui va à vau-l’eau,  avec la mise en place d’un cadre  institutionnel capable de relever les défis actuels et futurs. adapté au contexte du moment.

 Futuro Fifa du Gabon en administration et instructeur de la Caf en administration sportive, Christian Gabon Nzogho Mintsa, est un expert du football ayant occupé plusieurs fonctions au sein des instances de football nationale et sous régionale.

Face à la situation de recul du football gabonais, il est sorti du mutisme dans lequel il s’est muré depuis de longues années, pour proposer des solutions d’une sortie de crise. Avant tout, il a tenu à faire étalage des derniers excellents moments du football gabonais. «En effet, en 2011, notre pays  se hissait pour la 1ère fois  sur le toit  du football  africain en remportant  la  Coupe d’Afrique des Nations des moins de 23 ans. L’année suivante, les U17, participaient à la  phase finale à Casablanca  au Maroc tandis que, les U20, disputaient également  la phase finale à Alger en Algérie. C’est dans ce même élan, que les panthères A atteignaient les  ¼ finales de la CAN 2012 Co organisée avec la république sœur de la Guinée Equatoriale. Cette période faste, fut marquée par la 1ère participation du Gabon au tournoi olympique de football ainsi que par la consécration historique d’un gabonais, Pierre-Emerick AUBAMEYANG  sacré ballon d’Or Africain.» 

Quid de la situation actuelle?

«Aujourd’hui, force est malheureusement de constater  que la situation est bien différente et que le bilan apparaît particulièrement préoccupant avec : des statuts fédéraux taillés sur mesure dont l’objectif semble être la pérennisation de la présence à la tête de la FEGAFOOT de la même équipe. Ces statuts instaurent un système électoral inéquitable dans lequel, certains électeurs disposent d’un nombre de voix supérieur à d’autres; l’exclusion délibérée de plusieurs acteurs essentiels du football national du processus décisionnel   et du Congrès fédéral parmi lesquels, l’association Nationale du Football Féminin ; l’association Nationale des Médecins du Sports ; l’association Nationale du Futsal et du Beach Soccer ; l’’association Nationale des Footballeurs Professionnels; une famille du football  profondément divisée, marquée par des tensions et un manque d’unités préjudiciable au développent harmonieux de cette  discipline sportive, la quasi disparition de plusieurs compétitions domestiques majeures, l’Absence d’une politique efficace de détection des talents…», fait-il remarquer.

Une fédération de football  sans agrément technique

 «Comme si Cette situation n’était  pas déjà préoccupante, nous venons d’apprendre de la source  la plus autorisée que la FEGAFOOT figure  parmi les fédérations en situation irrégulière au regard de, la législation nationale. C’est à  ce moment  que coïncidant avec la présence de la  FIFA au Gabon, la  FEGAFOOT vient annoncer la convocation de son congrès électif, et cette coïncidence ne manque pas de susciter de nombreuses interrogations  légitimes», poursuit-il. Avant de s’interroger: «qu’envisage le gouvernement à l’égard des fédérations reconnues en situation irrégulière ? A quand une communication officielle claire et audible pour d’éclairer                                          l’opinion publique sur cette situation ? Comment expliquer le retard accusé par la convocation de son congrès électif ? Pour quelle raison, les critères d’éligibilité des candidats n’ont-ils  pas encore été clairement rendus publics ? Pourquoi les Statuts, le règlement intérieur et le code électoral de la FEGAFOOT sont-ils difficilement accessibles ? Pourquoi tant d’opacité autour d’un processus aussi important, au point de laisser craindre un possible passage en force ? Autant de questions qui appellent des réponses claires afin de garantir la transparence et la crédibilité du processus en cours.»

   Qui pour gérer cette normalisation?

     « Notre nation compte encore de nombreux patriotes, dotés d’une expertise avérée et d’un génie organisationnel reconnu bien au-delà de nos frontières. Ils ont notamment démontré leur savoir-faire à travers les réussites remarquables de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations en 2012 et en 2017, ainsi que du trophée des Champions en 2018.  Ces acteurs expérimentés pourraient, une fois encore, être sollicités afin de mettre leur compétence et leur engagement au service d’un processus de normalisation de notre football. Leur contribution serait précieuse pour garantir l’organisation d’élections transparentes, crédibles, inclusives et apaisées à la tête de la FEGAFOOT, dans l’intérêt supérieur du football gabonais et de toute la nation», propose-t-il 

 Appel à l’union sacrée

Pour ce faire, M. Nzogho Mintsa, sollicite l’apport des connaisseurs du football gabonais: «A vous, acteurs du football gabonais, à tous les candidats déclarés comme à ceux encore en préparation : la réalité est difficile à accepter d’un seul coup. Je vous appelle à l’union sacrée pour la patrie. L’élection, dans les conditions actuelles, ne saurait être pertinente, car les mêmes causes risqueraient de produire les mêmes effets. Unissons nos forces pour bloquer le chemin au désordre organisé, responsable des mauvais résultats, car seule une normalisation sérieuse pourra corriger les dysfonctionnements existants».

Exiger le bilan!

Avant de parler élection à la Fégafoot, Christian Gabin Nzoghe Mintsa demande aux délégués d’exiger un bilan à ceux qui, depuis 20224, dirigent le football gabonais: «A vous, Délégués  Membres du Congrès fédéral, l’heure du bilan général de cette équipe sortante est arrivée, vous êtes donc face à l’histoire de notre football quant aux quitus  à donner aux rapports moral, financier et Technique. Pour la patrie, l’élection, dans les conditions actuelles, ne saurait être pertinente, car les mêmes causes risqueraient de produire les mêmes effets».

Melchior N.

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