Economie

Lutte contre la vie chère : le gouvernement affiche son engagement !

Dans un communiqué daté du 15 février 2026, le gouvernement, par l’intermédiaire du ministère de l’économie, Finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, affiche son engagement à prendre les dispositions susceptibles de préserver le pouvoir d’achat des ménages gabonais, notamment les populations les plus vulnérables.

Pour y parvenir, le gouvernement vient de procéder à la suspension provisoire, pour une durée de six mois, les droits et taxes sur certains produits de grande consommation. «Cette décision, matérialisée par un arrêté du chef de l’Etat, suspend provisoirement le prélèvement des droits et taxes à l’importation, de la taxe sur la valeur ajoutée et de la redevance de scanning sur les produits alimentaires et certains matériaux de construction », indique un communiqué de presse.

Il s’agit des produits de «grande  consommation tels que viandes, volailles, poissons, produits laitiers, conserves, riz, pâtes alimentaires, huiles et sucre ainsi que les matériaux tels que le fer à béton, le ciment, le gravier, le sable etc. », poursuit le communiqué.

Les importateurs, les grossiers, les détaillants et tous les distributeurs desdits produits «sont appelés au respect des mesures prises, qui visent à préserver la solidarité à l’endroit des couches les plus fragiles de notre société », renchérit le communiqué du gouvernement.

Une mesure salvatrice qui, dans le fond, donne du baume au cœur aux populations asphyxiées par un panier de la ménagère devenu un fardeau pour elles. Mais quid de la forme, de l’applicabilité ? Là gît le lièvre. Car, plusieurs mesures sociales en faveur du plus grand nombre ont souvent été confrontées à la mauvaise volonté des égoïstes chargés de mettre en musique ces décisions.

Pour ce qui est des importateurs, ils ont souvent pris la fâcheuse habitude d’imposer leur ruse pour continuer à préserver leurs intérêts. Dans un contexte gabonais où ses importateurs sont constitués en réseau, selon la nationalité, ils trouvent toujours des subterfuges pour, le plus souvent, créer la rareté des produits dont ils prennent soin de conserver soigneusement afin de créer la spéculation. Ils ne peuvent arriver à leurs fins que grâce à la complicité de certains agents publics, ces fripouilles qui sont toujours prêts à tout pour se faire du beurre au détriment de la souffrance des populations. Ils sont nombreux sur la ligne dans les ports, aéroports et autres frontières du pays pour flairer, sans pudeur, une opportunité de se faire du pognon.

D’où l’impérieuse nécessité pour le gouvernement de multiplier la vigilance, créer des brigades mixtes.  Le numéro vert promis pour la circonstance doit être rapidement publié pour traquer tout contrevenant à la nouvelle mesure.

En attendant les effets de la centrale d’achat !

En se donnant six mois sans droits et autres taxes sur les produits de grande consommation, il est probable que le gouvernement veut se donnant un peu de temps pour que les effets de la centrale d’achat soient palpables sur le quotidien du citoyen lambda.

Annoncé pour démarrer effectivement au mois d’avril prochain, la centrale d’achat permettra au gouvernement de maîtriser les prix d’achats des produits consommables depuis les pays producteurs. Cette unité devrait mettre fin aux magouilles orchestrées par divers réseaux constitués dans le grand port d’Owendo où chaque nationalité d’hommes d’affaires au Gabon compte un transitaire (l’un de nos prochains dossiers).

A côté de la centrale d’achat, il y a aussi d’autres projets structurants à court et moyen terme, tels que l’élevage des bovins et la volaille,  la production locale des vivres frais et autres produits qui vont durablement contribuer à la  lutte contre la vie chère.

N .T

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi
Fermer
Bouton retour en haut de la page