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Minerais critiques: les pays africains face à l’ogre chinois!

Les dégâts environnementaux causés par l’Empire du milieu, dans l’exploitation des minerais critiques du continent noir, devrait amener les pays africains à trouver des mécanismes idoines pour la transformation locale de leurs minerais. Même s’il est vrai que cela exige de moyens financiers colossaux.

En ‘’Zambie, des milliers de tonnes de métaux lourds toxiques ont été  déversés dans la rivière Kafue, la principale source d’eau utilisée par des millions de personnes’’.  Une filiale chinoise est indexée. En république démocratique du Congo, ‘’plusieurs millions de mètres cubes d’électrolytes ont fui dans les  cours d’eau autour de Lubumbashi, poussant les autorités à suspendre les activités d’une entreprise chinoise’’.

En effet, des enquêtes menées par d’éminents experts du continent dans le domaines des industries extractives ont révélé que les acteurs liés à la Chine sont fortement impliqués dans les activités qui contribuent à la dégradation de l’environnement, à l’exploitation minière illégale et à des menaces pour la sécurité alimentaire, la santé et les moyens de subsistance.

Les entreprise chinoises ne s’arrêtent pas seulement à s’imposer sur les minerais d’Afrique par des contrats opaques et des ressources sous-valorisées, elles exploitent aussi lesdits minerais sans hors de la réglementation en vigueur en termes de respect de l’environnement. Pékin contrôle aujourd’hui plus de la moitié de la production mondiale de minéraux critiques et près  de 90% de leur raffinage et traitement. 200 milliards de dollars sont mis à disposition chaque année aux entreprises chinoises. Ces subventions faramineuses de Pékin concourent à réduire la concurrence de le domaine. Car, à ce niveau, personne ne peut rivaliser, ni occuper le terrain gardé par la Chine.

Début de réplique!

Malgré la puissance financière de la Chine, certains pays ont pris conscience du danger qui les guettent, notamment sur les dégâts environnementaux causés par les entreprises chinoises. En 2023, 13 pays ont instauré des restrictions à l’exportation de minerais bruts pour projeter la transformation locale. Il s’agit du Malawi (interdiction de l’exportation de minerais non transformés en 2025), le Kenya, le Nigeria, le Rwanda et la Tanzanie offrent des exonérations de droits de douane pour l’assemblage, chez eux, de véhicules électrique; la RDC et la Zambie ont lancé le long de leur ceinture minière commune une zone économique spéciale transfrontalière dédiée aux batteries et aux véhicules électriques.

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