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O.G.C / Lettre ouverte à Monsieur le Vice-Président du Gouvernement

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau organisée ce dimanche 22 mars, le président de l’organisation gabonaise des consommateurs, Ibrahim Tsiendet Mboulou a écrit au vice-président du gouvernement. Lecteure

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 O.G.C / Lettre ouverte à Monsieur le Vice-Président du Gouvernement

À l’occasion de la journée mondiale de l’eau.

Thème : « l’eau, source d’égalité »

Monsieur le Vice-Président,

​ Le Gabon, à l’instar de la communauté internationale commémore la journée mondiale de l’eau. En cette circonstance, je souhaite attirer votre attention, et celle de l’ensemble du Gouvernement sur une réalité qui touche profondément nos concitoyens.

​ L’eau, ressource vitale et abondante dans notre pays, manque pourtant dans trop de foyers. Et derrière chaque pénurie, il y a une histoire humaine, souvent douloureuse.

Je vous écris au nom de Madame Léonie, mère de trois enfants à Nzeng-Ayong. Chaque soir, elle récupère l’eau de pluie dans des bassines, faute d’eau au robinet.

​ Elle sait que cette eau n’est pas toujours sûre, mais elle n’a pas d’alternative. Elle m’a confié : « Je prie juste pour que mes enfants ne tombent pas malades. »

​ Je vous écris au nom de Ghislain, étudiant à Port-Gentil.

Il se lève à quatre heures du matin pour aller chercher de l’eau dans un quartier voisin.

​ Il m’a expliqué que ses retards en classe ne sont pas dus à un manque de discipline, mais à la nécessité de subvenir aux besoins essentiels de sa famille.

​ Je vous écris, au nom de Clarisse une infirmière dans un grand centre de santé de Libreville.

Elle m’a raconté comment certains soins sont retardés parce que les réservoirs d’eau sont vides.

Elle m’a dit : « Comment sauver des vies quand il n’y a même pas de quoi se laver les mains entre deux patients ? »

​ Je vous écris enfin au nom de ces quartiers entiers ou partiellement : Mindoubé, Kinguélé, AVEA, Akébé plaine, Akanda et tant d’autres où les habitants vivent des semaines sans eau.

​ Au nom de ces familles qui achètent des bidons et cube-teneurs à prix élevés, tout en continuant de payer des factures pour un service irrégulier.

​ Au nom de ces villages où les femmes parcourent encore plusieurs kilomètres pour trouver un point d’eau. Ces situations ne sont pas isolées. Elles sont devenues le quotidien depuis bien longtemps de milliers de Gabonais.

  • ​L’eau n’est pas un luxe.
  • L’eau est une dignité.
  • L’eau est une égalité.
  • L’eau est une vie.

​ Et aujourd’hui, cette vie manque à trop de nos compatriotes.

​ Notre pays dispose pourtant de ressources hydriques abondantes. Mais la réalité est faite de stations de pompage paralysées par des coupures d’électricité, de réseaux vieillissants, de fuites non réparées, de citernes improvisées, de factures sans eau et de services intermittents.

Monsieur le Vice-Président,

  • Cette lettre n’est pas une accusation.
  • C’est un témoignage.
  • C’est la voix de ceux qui n’ont que leur patience pour survivre.
  • C’est l’expression d’une urgence humaine.

​ En ce 22 Mars 2026, je vous demande respectueusement mais fermement d’agir.

  • D’agir avec détermination.
  • D’agir avec humanité.
  • D’agir pour que l’eau ne soit plus un privilège réservé à certains quartiers, mais un droit réel pour tous.

​Nous avons besoin :

  • D’infrastructures modernisées,
  • D’une alimentation électrique stable,
  • D’une gestion transparente,
  • D’un contrôle rigoureux de la qualité de l’eau,
  • D’une communication claire et honnête envers les citoyens-onsommateurs,
  • D’être dédommagés pour les appareils électroménagers et nos denrées endommagés du fait des perturbations du réseau électrique de la SEEG.

Notre association Organisation Gabonaise des Consommateurs (O.G.C.) et notre Réseau pour la Protection des Consommateurs du Gabon (R.P.C.G.) continueront de documenter, d’alerter et de proposer.

​ Mais nous ne pouvons pas, seuls, réparer ce qui relève de la responsabilité collective.

Monsieur le Vice-Président, je vous adresse cette lettre avec respect, mais aussi avec la force de ceux qui n’ont plus le luxe d’attendre.

​ L’eau doit redevenir ce qu’elle a toujours été : un lien, une justice, une égalité.

  • Pour nos familles ;
  • Pour nos enfants ;
  • Pour notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Vice-Président du Gouvernement, l’expression de ma haute et parfaite considération.

Fait à Libreville, le 22 Mars 2026

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