Attaque du Quartier général de Jean Ping en 2016: Quai d’Orsay: accusé, levez-vous!

Le très sérieux journal ‘’Marianne’’ a fait des révélations choc la semaine dernière accusant le ministère des affaires étrangères de la France d’avoir fait la rétention des documents relatifs à l’attaque du quartier général de l’opposant Jean Ping, le 31 août 2016 à Libreville. Lors de cette attaque, plusieurs militants et sympathisants qui s’y trouvaient ont été tués. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucune réaction officielle du Quai d’Orsay.
Sur les antennes de France 24, le 11 mars dernier, Bertrand Zibi Abeghe, l’un des opposants qui se trouvaient au quartier général de Jean Ping ce 31 août macabre, a déclaré que ‘’beaucoup d’argent avait été mis à contribution pour éteindre» ce carnage sur l’international. Et que l’actuel opposant, Alain Claude Billie-Bi-Nze, porte-parole du gouvernement d’Ali Bongo au moment des faits, faisait partie des personnalités qui faisaient partie de cette opération de brouillage.
On se souvient qu’au lendemain de cette attaque, sur les mêmes antennes de France 24, le récit fait par M. Billie-Bi-Nze sur ces événements tragiques avait tout pour croire cette assertion de M. Zibi Abeghe. A cette époque, en effet, le porte-parole d’Ali Bongo avait décrit le QG de l’opposant Jean Ping comme étant un refuge des casseurs, au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle de 2016 suivie d’une forte contestation des populations. C’était pour justifier l’attaque du QG dont les impacts demeurent toujours visibles sur l’immeuble. L’ancien porte-parole d’Ali Bongo avait annoncé ce jour-là qu’un seul mort était enregistré dans ce QG, pendant que le camp de Jean Ping comptabilisait des dizaines.
Lors de cette attaque meurtrière dans ce QG politique, la France sous François Hollande, avait curieusement opté pour le silence. Pas de réaction officielle de la France sur une tuerie qui s’est déroulée à quelques mètres d’un camp militaire français (le camp de Gaulle).
Cette attitude ubuesque de la France trouve-t-elle son fondement sur le fait que le régime d’Ali Bongo avait mis de moyens financiers colossaux pour taire l’affaire, ainsi que l’a déclaré Bertrand Zibi Abeghe sur les antennes de France 24? Wait and see.
Le 5 mars dernier le journal ‘’Marianne’’ a accusé le Quai d’Orsay d’avoir bloqué l’accès à des informations cruciales pour les enquêteurs sur l’attaque du QG de Jean Ping. Une entrave à la justice sur ces violences post-électorales de 2016 dans un quartier général. Pour quelles raisons? Là gît le lièvre.
Nelson Tchimbakala




